6/01/2017

L'exploitation laitière Petter utilise le robot d’alimentation Triomatic depuis 10 ans

de g. à dr. Arie Petter, Herman van Dijk et Henry Petter

Le premier robot en 2006

L'étable 2016

L'étable 2006

Le robot 2016

Attablé dans la cuisine, Henry Petter récite non sans fierté les chiffres que son associé Herman van Dijk a présenté pendant une réunion du groupe d'étude. « Ils étaient à ce point surpris qu'ils ont eu du mal à le croire. Il fallait voir ça. Herman leur a exposé la ration et le rendement laitier. "Autant de rendement avec si peu de fourrage ?" ont-ils alors demandé d'un air étonné. » L'entreprise produit en moyenne 9 500 kg de lait par vache par an, avec 4,34 % en matière grasse et 3,5 % de protéines et un CdC de 47,8. Les chiffres de l'efficience de fourrage se situent entre 1,55 et 1,57 kg de MS / litre du lait, tandis que la moyenne en Europe occidentale s'élève à 1,30. Il s'agit donc d'un excellent résultat. « Nous distribuons actuellement 21,9 kg de MS par vache par jour. Nous atteignons cette quantité parce que nous nourrissons le bétail douze fois par groupe par jour. Et nous pouvons assurer ce rythme grâce au système de distribution automatique », explique Henry Petter.

« Autant de rendement avec si peu de fourrage ? »

Le GAEC Petter bénéficie aujourd'hui de dix années d'expérience avec le distributeur automatique Triomatic. Henry Petter est un de ces éleveurs qui ont connu le développement du premier distributeur automatique Triomatic. En faisant part de ses souhaits et de ses constatations à l'équipe de développement de Trioliet, il a agi en véritable pionnier. Bien qu'il ne voyait pas l'avantage d'un robot de traite (argument : « Je veux voir les vaches 2 fois par jour »), il pensait par contre beaucoup de bien de robot d’alimentation. Depuis lors, les avantages de ce système ont dépassé toutes ses attentes. Henry : « Il nous a apporté plus que ce que nous aurions jamais pu imaginer auparavant. Il offre une plus-value majeure, notamment au niveau de la flexibilité et de l'emploi du temps. Désormais, il peut s'écouler plusieurs jours sans que nous ne devions y regarder. Aujourd'hui par exemple, nous pouvons nous occuper de l'ensilage nous-mêmes au lieu de le sous-traiter. Qui plus est, il n'y a plus de problème de hiérarchie dans le cheptel comme il y a toujours du fourrage frais, et les heures de distribution fixes et la fréquence de fourrage élevée sont également des points importants. Le calme règne donc dans l'étable. Les génisses donnent de meilleurs résultats dans le couple. »

Pas plus, mais mieux

L'exploitation laitière, dirigée par Herman van Dijk, Henry Petter et son fils Arie, compte 250 vaches laitières. Le robot d’alimentation a l'avantage d'offrir une précision au centième près et d'ainsi obtenir le meilleur rendement. Henry :  « L'efficience de fourrage élevée s'explique bien sûr par toutes sortes de facteurs différents. Il ne s'agit pas seulement du fourrage, mais aussi de l'assiette (de coûts) dans son intégralité. Nous essayons d'être autosuffisants au niveau du fourrage et nous achetons moins de produits riches en phosphate. De la sorte, nous limitons également la quantité de phosphates qu'il faut évacuer. Ce faisant, il est possible de travailler avec une grande précision et d'obtenir un rendement élevé dans la gestion intégrale de l'entreprise. Nous ne cherchons pas à faire plus, mais à faire mieux. Le distributeur automatique nous apporte cette flexibilité. »

Autrefois, le troupeau était nourri deux heures par jour, soit quatorze heures par semaine. « Désormais, cette tâche nous prend seulement 4,5 heures de travail par semaine. Chaque semaine, c'est environ 80 tonnes de fourrage qui partent et quelque 15 kg de résidus de fourrage. Il est aussi possible de nourrir plusieurs groupes, plusieurs fois par jour. Il y a donc toujours du fourrage frais. Il est même possible de composer une petite ration pour trois vaches taries. Il s'agit là d'un facteur très important. Mieux vous pouvez vous occuper des vaches taries, meilleures seront leurs performances et on a alors moins de risques de rencontrer des problèmes à l'avenir. À ce niveau, le robot d’alimentation est très concurrentiel avec le travail salarié, car nous nourrissons désormais les vaches taries deux fois par jour au lieu d'une fois tous les deux jours. C'est idéal pour les bêtes. Mais les vaches ne sont pas les seules à bénéficier de ce système. Moi aussi j'ai des hobbies et je peux dorénavant libérer du temps pour m'y consacrer. Ce qui, bien sûr, n'est pas négligeable », explique Henry le sourire aux lèvres. 

La liberté de s'absenter

Il est possible de déplacer les moments de distribution si nécessaire. Par exemple, par temps chaud, il est pratique de pouvoir adapter les ordres d'alimentation. Herman van Dijk : « En été, nous nourrissons souvent le bétail la nuit. Pendant les distributions nocturnes, le système fait usage du tarif de nuit, ce qui constitue donc un avantage supplémentaire. Personnellement, je trouve cette flexibilité particulièrement appréciable et cela vaut la peine. » Arie Petter ajoute : « Le plus gros avantage, c'est le temps libre supplémentaire qu'on arrive à dégager. On a la liberté de partir un peu, on ne doit plus trop vivre en fonction de l'heure. Plus aucun de nous ne porte de montre, cela veut tout dire », sourit Arie.

Investissement
L'entreprise laitière amortit l'investissement de la distribution automatique sur 20 ans. « L'investissement pour le robot d’alimentation Triomatic T40 s'élevait à environ 200 000,- EUR. Nous en sommes à la moitié et le système peut encore facilement tenir dix ans. Au niveau de l'entretien, nous avons dû racheter plusieurs fois un kit de lames. Mais en compensant cela par les frais de diesel d'une automotrice ou d'un tracteur, on rentre vite dans ses frais. » Nos hommes ne peuvent pas nier qu'il s'agit là d'un investissement important. Henry : « Avec le distributeur, nous nourrissons 250 vaches. C'est-à-dire tout le plateau. Qu'est-ce qui peut vous freiner et que pouvez-vous atteindre ? Il faut regarder au-delà des chiffres, c'est là que tout se joue. Avec un prix de revient de 0,5 cent par litre de lait (frais d'entretien, amortissement et quota de 2,5 millions de litres de lait), nous nous en sortons extrêmement bien. En tant qu'éleveur, il faut pouvoir penser à long terme et travailler dans ce sens. »

 

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